



Georges SAUVAGE
(Caen 1845-1918 Paris)
Pénélope ou Le départ d’Ulysse
1875
huile sur toile
57 x 48 cm
signé et daté 'Georges Sauvage / 1875' en bas à gauche
Prix sur demande
Bibliographie
Catalogue illustré du Salon, Paris, Ludovic Baschet, années 1875–1879.
Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées, Paris, Imprimerie Nationale, Salons de 1875 à 1879.
Bénézit, Emmanuel (dir.), Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Librairie Gründ, 1948–1955, t. VII, p. 538.
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Peintre de formation académique, Georges Sauvage développe, dans les années 1870, un goût marqué pour les sujets antiques, dans le sillage de ses maîtres Jean-Léon Gérôme et Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ. Il participe aux Salons parisiens dès 1874 et y expose régulièrement. En 1879, il présente son Saint Jérôme au désert, ce qui lui vaut d’être récompensé d’une médaille de troisième classe.
Datée de 1875, notre composition représente vraisemblablement Pénélope contemplant le départ d’Ulysse d'Ithaque. La scène, empreinte de retenue mélancolique, le choix du sujet homérique, et le soin apporté aux costumes, à l’architecture et aux détails archéologiques témoignent de l’intérêt de Sauvage pour la peinture d’histoire et l’Antiquité.
L’engouement pour cette thématique s’inscrit dans la culture académique qu’il partage avec son maître Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ, lui-même élève de Jean-Léon Gérôme.
Il est par ailleurs intéressant de réaliser un rapprochement avec Homère mendiant (voir ci-dessous) de Lecomte du Nouÿ, peint en 1881 et conservé au Musée de Grenoble, qui est à cet égard, particulièrement significatif. Consacrée à l’univers homérique, l’œuvre témoigne de l’importance que l’artiste accordait à la reconstitution de l’Antiquité, dans le sillage de l’enseignement de Gérôme. Le lien avec Sauvage est d’autant plus direct que les quatre études préparatoires à Homère mendiant furent offertes par Lecomte du Nouÿ à son élève en 1882.
Ainsi, sans constituer une source directe pour la présente composition, postérieure de six années, Homère mendiant révèle la permanence d’une même sensibilité antique et homérique chez Lecomte du Nouÿ et Sauvage.

Jules Jean-Antoine Lecomte du Noüy, Homère mendiant, 1881, huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Grenoble © Wikipédia.

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