Paul Auguste Léon MÉRY

(Granville 1870-1943 Paris)

L'Enlèvement de Proserpine


1889 

huile sur toile

73 x 60,5 cm ; 86 x 72 cm (encadré)

signé et dédicacé ‘À l’ami Félix / souvenir de guerre / Paul Méry’ en bas à gauche

 

1 400 €

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Fils et élève du peintre Alfred Méry, Paul Méry expose au Salon de 1878 à 1920. D’abord paysagiste, il exprime ensuite dans ses toiles un fort attrait pour le symbolisme ainsi qu’une prédilection pour les sujets allégoriques qui puisent dans les légendes germaniques et dans les mythologies grecque et romaine (P. Camard dans L’art et la vie en France à la Belle Époque, cat. exp., Fondation Paul Ricard, Paris, 1971).

Le sujet de notre tableau est tiré des Métamorphoses d’Ovide (Livre V, 385-424). Sur ordre de Vénus, Cupidon perce d’une de ses flèches le cœur de Pluton, dieu des Enfers, qui tombe éperdument amoureux de Proserpine. Fou d’elle, et sachant qu’elle le rejettera, il trompe la vigilance de sa mère Cérès – déesse de l’agriculture – et l’enlève pour qu’elle trône à ses côtés aux Enfers. Cérès, furieuse du rapt de sa fille, exige son retour et refuse de s’occuper des cultures tant qu’elle ne l’aura pas retrouvée. 

Un accord est conclu entre la déesse de la Terre et le dieu des Enfers : Proserpine passera la première moitié de l’année auprès de l’un et la seconde auprès de l’autre. Ce mythe a l’intention d’expliquer le cycle des saisons.

Le traitement de L’Enlèvement de Proserpine par Paul Méry procède d’une touche particulièrement dynamique. Dans les bras de Cérès, la silhouette lumineuse de Proserpine s’élève dans le ciel. Sur Terre, les corps, les âmes et les fantômes des Enfers sont pris dans un mouvement qui rappelle la composition des Damnés de Peter Paul Rubens. Toutefois, chez Méry, les corps ne sont pas entrainés dans une chute vertigineuse. Ici le mouvement est circulaire, les corps semblent danser dans des couleurs chatoyantes allant du bleu au rouge, qui rappellent le caractère cyclique de la vie de Proserpine.

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Peter Paul Rubens, La chute des damnés, vers 1620, Alte Pinakothek, Munich.

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