École BELGE de la première moitié du XXe siècle 

 

Coucher de soleil au pays de Buta (Congo)

1938

huile sur panneau

17 x 24 cm ; 33 x 40 cm

signature illisible en bas à droite - au verso, inscrit  'Le pays de Buta / 1938' ; étiquette de l'encadreur à Bruxelles

sous verre, dans un cadre Montparnasse

Prix sur demande

Contact : Caroline Thieffry

Bibliographie
Guisset Jacqueline et al., Le Congo et l’art belge : 1880-1960. Tournai, La Renaissance du Livre, 2003. Print.

En savoir plus

Le tableau que nous vous proposons a été réalisé en 1938, dans le ‘pays de Buta’, au Congo.

D’abord régi en tant que possession propre par Léopold II entre 1887 et 1908, le roi fait ensuite don du pays à la Belgique, le transformant en colonie, le “Congo belge”. Le pays garda ce statut, jusqu'à son accession à l'indépendance, le 30 juin 1960. 

C’est avec l’Exposition internationale de Bruxelles, en 1897, que s’opère d’abord la familiarisation du public belge avec le Congo. Une importante section coloniale, située à Tervuren, dans le Palais des Colonies (aujourd’hui le Musée royal de l’Afrique centrale) est alors dédiée au pays. Le but est alors de favoriser l’opinion du peuple à propos de la colonisation. De nombreux artistes occidentaux tels que Herbert Ward ou encore Arsène Matton, entre autres, s’emparent des sujets africains et rendent alors hommage à la beauté des hommes noirs.  

C’est ensuite à partir de 1920 que les peintres africanistes se font les explorateurs du “Continent Noir” ; leurs œuvres ayant souvent une portée quasi-scientifique. Ce fait s'explique par l'immense succès populaire rencontré par les deux expositions coloniales de Marseille en 1906 et en 1922, lesquelles ont poussé de nombreux artistes à s’y intéresser. En Belgique, Fernand Allard l’Olivier (1883-1933) devient la figure emblématique de cette mouvance ; l’artiste offre une image valorisante et quelque peu factice d’un Congo rêvé et héroïque. Ses œuvres, très décoratives, mettent en scène des figures indigènes aux corps sculpturaux dans de grands espaces souvent imaginés.

L’œuvre qui vous est présentée s’inscrit, pour sa part, dans une mouvance bien plus réaliste. Alors que le soleil se couche et offre au ciel une chaleur aux tonalités mordorées, la silhouette sombre des arbres s’en détache par un effet de contrastes puissants. La nature, silencieuse et vierge de toute vie humaine s'endort dans un calme poétique.

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Fernand Allard l'Olivier, Les Lévriers de Musinga, 1924, huile sur bois, collection privée.

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